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fleming2Joseph Fleming est né le 16 mai 1872 à Glasgow, en Écosse. À l’âge de 11 ans, il est envoyé au Canada à bord du Prussian. Il arrive à Halifax le 30 avril 1883. Dans les alentours de l’année 1892, Joseph se joint au Royal Canadian Regiment. En 1896, la ruée vers l’or du Klondike débute. Le gouvernement canadien veut à tous prix éviter que l’anarchie de la ruée vers l’or de la Californie de 1849 se reproduise au Canada. Il craint également que l’expansionnisme américain se répande dans le territoire du Yukon. Afin de contrer ces menaces, le gouvernement ordonne au Royal Canadian Regiment de former une troupe de campagne et de se rendre sur les champs aurifères du Yukon pour aider la Gendarmerie à cheval du Nord-Ouest. Deux cents hommes sont sélectionnés pour faire partie de cette unité. L’unité se rend dans le nord de la Colombie-Britannique et, ensuite, à Wrangell, en Alaska, une ville connue pour sa dure réputation, qui sera le point de départ de leur voyage en direction des champs aurifères.

Le gouvernement ne veut pas que l’Armée canadienne passe par Skagway et le col Chilkoot pour se rendre à Bennett Lake, car il veut éviter de passer sur le territoire américain. Il préfère plutôt qu’elle trouve un trajet entièrement canadien, en empruntant la rivière Stikine et en passant par Glenora, en Colombie-Britannique. Suite au Traité de Washington de 1871, le Canada avait obtenu le droit de naviguer librement sur les rivières Yukon, Porcupine et Stikine et, en échange, les Américains avaient accès au fleuve Saint-Laurent.

L’Armée quitte Vancouver le 14 mai 1998 à bord du Islander et arrive à Wrangell, en Alaska, le 17 mai 1898. Les hommes montent ensuite la rivière Stikine en bateaux à aubes, en direction du camp de Glenora. Ils y trouvent 2 500 chercheurs d’or échoués. Pour qu’ils puissent se rendre à Glenora, les hommes de la troupe de campagne sont forcés de fabriquer leurs propres bateaux en utilisant les arbres de la région. N’ayant pas assez de clous, ils doivent assembler leurs bateaux à l’aide de chevilles de bois. Ils montent la rivière en tirant les bateaux à contre-courant avec des cordes. La troupe arrive au Klondike quatre mois plus tard. Le voyage se montre extrêmement difficile. Une entrée de journal raconte que les hommes n’avaient avancé que d’un mille et demi en une journée car ils avaient de la boue jusqu’aux genoux.

La vie au sein de la troupe de campagne n’est vraiment pas facile. Les hommes connaissent bien le scorbut et les engelures. L’isolement est également problématique et l’ennui n’a rien d’inhabituel. D’après une entrée de journal écrite le 27 mars 1899, un caporal de la Gendarmerie avait tenté de se suicider en se coupant la gorge. Il a été déterminé, plus tard, que le scorbut avait joué un grand rôle dans l’incident et aucune accusation n’a été portée.

La troupe construit des abris d’urgence et des postes de Gendarmerie le long du sentier et surveille les voyages d’or. La troupe de campagne et la Gendarmerie sont bien respectées par les mineurs. Ils sont justes mais sévères. Le taux de criminalité est étonnamment bas dans le Klondike, surtout lorsqu’on considère qu’il y a cent mille mineurs, en grande partie coincés sous des tentes dans des conditions très difficiles. Les hommes ivres et inconscients posent le plus de problèmes à la Gendarmerie.

En juin 1900, le gouvernement canadien décide que la troupe de campagne n’est plus nécessaire. L’unité quitte Whitehorse et se rend à Skagway en passant par le col Chilkoot. Elle navigue à bord du Columbian et arrive à Vancouver le 5 juillet 1900.

Joseph Fleming rencontre enfin son fils, Herbert Stanley Fleming, né deux ans et demi plus tôt. Sa visite est cependant courte, car il quitte presque immédiatement pour l’Afrique du Sud avec les Forces canadiennes. Sur la feuille d’engagement de Joseph pour la Première Guerre mondiale, il est indiqué qu’il a servi un an et 165 jours au sein de la South African Constabulary et qu’il a servi dans la guerre d’Afrique du Sud.

À son retour, il joue dans l’équipe de cricket du Royal Canadian Regiment,  pour laquelle son fils, Stanley, est le préposé au bâton.

Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, Joseph et Stanley se joignent au Corps expéditionnaire canadien.

Les deux survivent et, après la guerre, ils emménagent dans un petit village nommé Heaslip, près de Haileybury, en Ontario. Le 4 octobre 1922, les deux meurent dans un incendie qui ravage le village de Haileybury. Joseph Fleming (sous le nom de capitaine Henry Fleming) et son fils (sous le nom de Stanley Fleming) sont inscrits successivement sur la liste des personnes décédées affichée dans le journal.

Reproduction avec l’aimable autorisation de Jim et Patti Keller

(http://www.jgkeller.ca/Genealogy.html) (en anglais seulement)

 

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