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COOKE CopyHarry Cooke (à gauche)

Harry Burton Cooke était mon oncle par alliance ; ma tante Mildred Shea était sa deuxième épouse. Le casque d’acier, le jeu de dés, le Nouveau Testament et le tapis de jeu Crown and Anchor, qui apparaissent sur les photographies reproduites ci-dessous, m’ont été donnés après la mort de mon oncle en 1994. Il était alors âgé de 97 ans et vivait dans le village d’Arnprior.

Cooks Helmet Copy Cools Bible Dice Copy Cooks Crown and Anchor Copy

Mon oncle est né dans la famille des Cook à Frosty Hollow, au Nouveau-Brunswick, le 3 février 1897. Il a eu une enfance malheureuse (je crois qu’il a subi des abus) et a quitté la maison familiale alors qu’il était encore très jeune, coupant, par la même occasion, tous les ponts avec sa famille. Il a même ajouté un « e » à son nom pour accentuer la rupture.

Le 28 septembre 1915, à l’âge de 18 ans, il a joint les rangs du 64e bataillon du Corps expéditionnaire canadien (CEC) à Sussex, au Nouveau-Brunswick. Par la suite, il a été muté au 104e bataillon outre-mer du CEC et a quitté le port d’Halifax le 6 juin 1916. Il est arrivé en Grande-Bretagne le 6 juillet et le 26 janvier, après son entraînement avec le 104e, il a rejoint les soldats du 13e bataillon de réserve du CEC. Puis, le 9 mai 1917, il a été déployé en France ; il s’est battu au sein du 26e bataillon du CEC à partir du 12 mai 1917 jusqu’à ce qu’il quitte le front. 

Le 16 août 1917, quatre mois après son déploiement, il a été blessé tandis que le Corps canadien se battait pour reprendre la colline 70. Une deuxième blessure, plus grave, subie le 13 octobre 1918 à Cambrai, l’a obligé à être hospitalisé à Bramshott, en Angleterre, peu de temps avant la fin de la guerre. Il a ensuite reçu des traitements et a poursuivi sa convalescence dans un hôpital du nord de l’Angleterre. À son retour au Canada, il a été décoré de la Médaille militaire pour ses actions à Cambrai.

Le 20 mai 1919, il a entamé le voyage de retour à bord du HMT Regina et est arrivé à Halifax le 25 mai. Cinq jours plus tard, il a été jugé inapte en raison de ses blessures et il a été démobilisé à Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick.

Sa vie, après la guerre, est restée mouvementée. Il s’est marié quatre fois et a survécu à ses quatre épouses. Pendant un certain temps, il a travaillé à Détroit dans l’industrie du camionnage, et c’est là qu’il a rencontré le dirigeant des Teamsters, Jimmy Hoffa, dont il était parfois le chauffeur. Mon oncle portait une montre-bracelet sur laquelle était reproduite la photo de Jimmy Hoffa.

Il reviendrait au Canada pour épouser sa troisième conjointe, une femme qu’il avait courtisée plus de 60 ans plus tôt, avant son premier mariage. De plus, il serait membre de la Légion royale canadienne pendant 62 ans et la filiale d’Arnprior lui remettrait un prix pour services rendus à la communauté en 1985.

Mon oncle Harry était une personne extravertie qui aimait raconter des histoires et qui se liait d’amitié rapidement. Un de ses compagnons de guerre m’a dit qu’il était très amusant de partir en permission avec Harry, car « les femmes aimaient sa compagnie ». Nous aussi nous l’aimions bien.

Soumis par John Shea

 

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